A peine le chantier du grand parking photovoltaïque de Pau commencé, la construction de la plus grande centrale solaire « intégrée au bâti » vient d’être décidée. Un temps annulé en raison du moratoire sur les subventions pour les installations photovoltaïques, le projet est finalement signé et les travaux devraient démarrer dès le mois prochain.
En effet, c’est une vrai course contre la montre qui est enclenchée, car il faut à tout prix que ce parking photovoltaïque géant soit fini pour avril 2012 afin de bénéficier du tarif de revente d’électricité accordé à 0,42 euro le kilowattheure.
Le chantier s’annonce pourtant titanesque : 60 000 panneaux solaires représentant une surface photovoltaïque de 78 500 m² recouvriront le parking du Parc des expositions de Bordeaux-Lac. Cette centrale solaire urbaine permettra de produire de 12 à 13 Gigawatts par an, et ainsi de fournir de l’électricité pour environ 5700 foyers.
Les 60 000 panneaux solaires Suntech seront disposés sur des ombrières photovoltaïques en acier galvanisé. La structure en forme ondulée servira également de collecteur d’eau de pluie pour arroser ensuite les jardins paysagers entourant le parking solaire et le parc des expositions.
Ce projet de centrale photovoltaïque sur parking mené par EDF Energies Nouvelles représente un investissement de 55 millions d’euros. L’installation devrait par la suite rapporter 300.000 euros par an à la Société bordelaise des équipements publics d’exposition et de congrès (Sbepec).
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Doit-on comprendre que l’installation sera « rentabilisée » en 183 ans environ ?
13 GWh produit/an à 0,42 €/kWh (la différence avec le prix de marché est payée par les consommateurs finaux d’électricité, vous, moi, à travers une taxe dédiée sur le prix de vente de l’électricité) font 5,5 M€ de revenus « bruts » par an.
EDF EnR verse 300 000 €/an à la SBEPEC (pour la « location » des toits du parking).
Reste 5,2 M€/an à EDF EnR pour amortir son investissement de 55 M€ (marges comprises), avec un taux à 7%, c’est amorti en 20 ans.